Notre plan d’action 2025

Notre plan d’action 2024 en 10 axes

1- Poursuivre le développement de Débatlab devenu Cinov Concertation, en défendant nos entreprises sous toutes leurs  formes (entreprises privées, de l’ESS…) et en faisant rayonner le syndicat :

  • en pesant sur les choix  politiques, économiques, sociaux, environnementaux des gouvernements et être associés aux réformes et à leur suivi, car ces choix gouvernementaux et ces évolutions législatives ont des conséquences concrètes sur la vie de nos entreprises et des projets que nous accompagnons ; 
  • en continuant à organiser des Débatclubs et Débatfabs (sous forme de webinaires, en hybride et en région) ouverts à tous nos partenaires et contacts et des Débatcamps ouverts seulement aux adhérentes et aux adhérents
  • en gagnant des adhérentes et des adhérents dans tous les secteurs de la profession : conseil, numérique, métiers associés… (agences, cabinets, civictech… et free-lances) et dans toutes les régions (en investissant les fédérations régionales CINOV)

2- Avec le concours de la Fédération nationale CINOV et de l’OPCO Atlas, promouvoir nos métiers à travers notamment un nouveau nom, une nouvelle charte graphique, une refonte de notre site internet des vidéos et la diffusion de la BD réalisée en 2024 « Leila, cap sur la concertation ! »

3- Avec l’IPTIC, lancer les premières formations à l’intention des collaborateurs et collaboratrices de nos agences, cabinet et civictechs – et en particulier des jeunes embauché.es

4- Avec le nouveau service “Marchés publics » et le groupe de travail “Commande publique” de la Fédération CINOV, continuer à défendre l’allotissement de nos prestations dans les marchés et à lutter contre toutes les atteintes à la concurrence ; dans cette perspective, poursuivre le travail entamé en direction de l’ANCT, du CEREMA et de la CNDP

5-  Avec l’OPQCM, proposer aux agences et cabinets qui le souhaitent, un dispositif de qualification qui permettent aux acheteurs de bien identifier nos compétences


6- Grâce à la Fédération CINOV et avec le financement de l’OPIIEC, poursuivre, publier et promouvoir l’étude portant sur le marché de la concertation et sur les métiers de la concertation : cette étude est en cours depuis l’automne 2024 et sera livrée avant l’été 2025

7 – Poursuivre notre bataille pour l’ouverture des données du débat public, que ce soit les données recueillies par la Commission nationale du Débat public (CNDP), par les maîtres d’ouvrages ou les données des “cahiers de doléances” de 2019 : c’est une des raisons de notre engagement dans le forum du Partenariat pour un Gouvernement ouvert (PGO) 2024-2026

8 – Participer à l’harmonisation des pratiques d’évaluation des démarches participatives, en partenariat avec la CNDP dans un dialogue avec les garant·es et les membres de Commissions particulières du débat public ; participer également à l’élaboration d’un “statut du participant”

9- A l’occasion des 10 ans de la création de Débatlab et de son changement de dénomination, organiser un forum des projets partagés et concertés, avec le concours de nos partenaires (Fédération nationale CINOV, fédération régionale Ile-de-France, OPCO Atlas…) : ce forum intitulé « L’AMO à toutes les étapes» aura lieu le 10 avril 2025 avec le concours de la Fédération CINOV – Ile de France

10 – Poursuivre nos partenariats, d’abord avec la Fédération nationale CINOV, les fédérations régionales et nos autres partenaires : CNDP, Décider ensemble, ACTE, la Compagnie nationale des commissaires-enquêteurs, l’ANACEJ, l’UNADEL, la CNCD, Villes internet, Empreintes citoyennes…

Notre ambition : promouvoir nos métiers, structurer notre filière professionnelle

Le métier de concertant.e consiste à accompagner, dans le dialogue, toutes les parties prenantes à rationaliser les choix autour d’un projet. Il s’agit de promouvoir un équilibre durable entre l’intérêt général et des intérêts particuliers légitimes. La concertation fait appel à une ingénierie, des méthodes et des outils – en particulier numériques- qui vont permettre de mobiliser les parties prenantes à partir d’enjeux identifiés et selon des règles prédéfinies, collecter les points de vue, les restituer, les analyser et permettre à un maître d’ouvrage de prendre des décisions éclairées.

On peut parler des métiers des concertant.e.s dès lorsque les démarches et processus participatifs sont de plus en plus nombreux, que les instances se structurent, que la réglementation en matière de dialogue environnemental se renforce et que le recours à des méthodologies, des outils de plus en plus spécifiques nécessitent une professionnalisation de celles et ceux qui les accompagnent.

Cette professionnalisation se développe avec la montée en puissance des formations à nos métiers, l’émergence de profils de poste spécifiques et la construction progressive de cursus professionnels pour celles et ceux qui les exercent.

Structurer une nouvelle filière professionnelle

Mettre en réseau des acteur.rice.s du débat public, de la concertation et des instances participatives locales ou nationales, mais pourquoi ? Parce que la créativité, l’inventivité, l’enthousiasme de tous celles et ceux qui se consacrent à « fabriquer » du débat public doivent être mieux valorisés et reconnus.

Le syndicat professionnel CInov Concertation (ex-Debatlab) souhaite aider une véritable filière professionnelle à se structurer prioritairement sous l’angle du métier, de l’économie et de l’emploi, en travaillant avec des partenaires qui eux s’intéressent davantage à l’angle théorique, philosophique, conceptuel ou sous l’angle des échanges de pratiques ou de savoir-faire.

Les professionnel.le.s de la concertation et du débat public sont de plus en plus nombreux mais leur métier reste flou :

  • Entrepreneur.se.s : elles et ils doivent concilier la satisfaction de leurs client.e.s avec les principes du débat public, être créatif.ve.s et innovant.e.s dans une période de restrictions budgétaires et parfois de repli sur des méthodes classiques ou considérées comme moins risquées.
  • Collaborateur.rice.s d’entreprises (publiques, semi-publiques ou privées) : leur statut est parfois flou ou précaire et ils et elle doivent souvent démontrer la plus-value de leurs postes et trouver la bonne distance avec les « communicant.e.s ». Ils et elles participent de la bonne image de l’entreprise via la responsabilité sociale (RSE) et leur rôle contribue à la réussite des projets.
  • Agent.e.s des collectivités locales, leurs formations, leurs fiches de postes, leurs statuts, les modalités de leurs entrées dans le métier et de leurs carrières sont très hétérogènes et bien peu reconnues. Pour ces agent.e.s, la problématique est semblable à ce qu’ont vécu les « communicant.e.s » dans les années 80-90, quand il a fallu donner des contours à la communication publique pour ne pas les enfermer dans le rôle d’agent électoral ou de marionnette des élus locaux.

Toutes et tous sont soumis.e.s à cette forme d’injonction contradictoire : défendre leur métier et donc les principes qui l’ont fondé (ceux de la Commission nationale du Débat public pour l’essentiel) et affronter les multiples obstacles qui se dressent quand on ouvre un débat et que l’on change les règles ancestrales de la décision : du “fait du prince” au “gouvernement du peuple par le peuple” !

Il ne s’agit donc pas seulement de trouver un nouvel équilibre entre la représentation et la participation du peuple mais d’entamer une vraie révolution en intégrant du professionnalisme, de l’éthique et de la rigueur là où le bricolage ou -pire- la manipulation sévit encore.

La première ambition de Cinov Concertation, c’est de regrouper tous ces professionnel.le.s pour faire un travail pratique de description du métier, de promotion des savoir-faire et des compétences qui s’y rattachent et de défendre ceux qui l’exercent à temps partiel ou à temps plein.

Un marché dynamique dont les règles doivent être clarifiées

Là où les « communicant.e.s » ont pu obtenir des référentiels décrivant la diversité de leurs métiers, une option dans les concours administratifs dans le secteur public, une reconnaissance dans les conventions collectives dans le privé, les « concertant.e.s » doivent pouvoir être reconnu.e.s eux aussi comme des professionnel.le.s avec des profils particuliers et des formations et des parcours mieux balisés.

Entrepreneur.se.s, inventeur.rice.s, créateur.rice.s d’outils et de méthodologies, universitaires, chercheur.se.s, expert.es publics ou privés, ils et elles sont eux aussi très nombreu-x/ses et se développent sur un marché étroit mais en progression. La demande citoyenne de concertation est exprimée dans tous les sondages d’opinion réalisés en France et le nombre de marchés publics qui mentionnent ce terme est en hausse constante, d’après nos observations.

Cette myriade d’entreprises, d’outils, de méthodes, d’axes de recherche doit se structurer si elle veut être en mesure d’intervenir dans les grands débats publics comme dans les plus petits. le syndicat des actrices et des acteurs de la concertation et du débat public “Cinov Concertation” a pour ambition de représenter cette filière économique en devenir et à l’aider à faire un travail sur elle-même en se structurant et à être plus forte face à des donneur.se.s d’ordre nombreu-x/ses et de plus en plus exigeant.es.

L’offre de services est disparate et la demande s’exprime de manière encore trop floue, même si l’essor de ce qu’on appelle la Civic tech est de plus en plus médiatisé. Cinov Concertation se veut le miroir de l’innovation en la matière et veut faire sauter les obstacles qui la ralentissent, dans un dialogue constructif avec les maîtres d’ouvrage publics et privés : en donnant une place plus importante dans les marchés publics aux petites structures, aux start-ups, aux entreprises innovantes, en permettant et en facilitant les groupements entre elles et en distinguant plus nettement ce qui relève de communication de ce qui relève de la concertation.

Pascal Nicolle, président de Cinov Concertation (ex-Debatlab)